Déconnexion professionnelle
Apprendre à laisser le travail au travail
Il m’est déjà arrivé de quitter le boulot… sans vraiment quitter le boulot.
Vous voyez le truc ? Physiquement, je suis rentré. Les chaussures sont posées, je suis à la maison, la journée est terminée… enfin, normalement. Parce que dans ma tête, ça continue à tourner.
Je rejoue une situation. Une remarque. Une réponse que j’aurais pu formuler autrement. Un problème que je n’ai pas réussi à régler. Bref, mon corps est dans le canapé, mais mon cerveau, lui, a décidé de faire des heures sup’.
Et franchement, je pense qu’on est nombreux dans ce cas.
Que l’on soit contrôleur, entrepreneur, manager, salarié ou à son compte, certaines journées ont cette fâcheuse tendance à rentrer avec nous. Elles s’invitent dans la voiture, à table, sous la douche… parfois même dans le lit. Sympa comme collègue envahissant.
Pendant longtemps, j’ai cru que continuer à penser au travail le soir voulait dire que j’étais investi. Aujourd’hui, je vois les choses autrement.
La déconnexion professionnelle, ce n’est pas s’en foutre de son boulot. Bien au contraire. J’aime ce que je fais, j’aime m’investir, trouver des solutions, aider, avancer. Mais j’apprends aussi qu’un problème non réglé à 19 h ne va probablement pas trouver sa solution miracle pendant que je me brosse les dents à 22 h 30.
Alors ce mois-ci, je me lance un petit défi : créer un vrai sas entre le travail et la maison.
Rien de compliqué.
Une chanson que j’aime dans la voiture (Je vous conseille la chanteuse Chantress Seba que j’ai connu grâce à Sebastien POULET). Quelques minutes de marche. Un trajet sans regarder le téléphone. Une grande respiration avant de rentrer chez moi. Ou simplement une petite phrase toute bête :
« Ma journée est terminée. Je reprendrai demain. »
Ça peut paraître ridicule dit comme ça.
Mais parfois, notre cerveau a juste besoin qu’on lui annonce officiellement qu’il peut fermer boutique.
Parce que le travail compte, évidemment.
Mais les discussions à la maison, les rires, les enfants, les proches, les balades, les petits moments sans importance qui deviennent finalement les plus importants… tout ça compte aussi.
Alors ce soir, si votre cerveau tente encore de pointer pour une deuxième journée, dites-lui gentiment :
Merci, mais le service est fermé.
Changeons de regard. Même au travail.
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Auteur/autrice
n.jareno@reseauevaleo.com
